12 2011 -Session des 14, 15 et 16 décembre - notre point de vue
L'édito de la Présidente de notre groupe : Françoise Grossetête, Député Européen
Lors de l’examen du budget, notre Groupe a proposé une baisse globale de ce budget, l’argent public se faisant de plus en plus rare. Malheureusement nous constatons toujours les mêmes dérives dans un contexte de crise économique grave et donc d’incertitudes qui pèsent sur nos choix budgétaires.
La période nous oblige à nous recentrer sur nos compétences premières et surtout à veiller à l’efficience de chaque euro dépensé.
C’est pour cela que nous avons proposé de baisser sensiblement le budget de fonctionnement beaucoup trop important par rapport à la volonté d’investissement de la Région (baisse de 1% soit 15 M€ d’économies, bien évidemment refusée par la gauche).
Depuis le début de ce mandat, nous exigeons une évaluation des politiques de la majorité pour mieux les rationaliser, mais pour cela il faut deux choses qui lui manquent cruellement : le courage politique et la liberté d’agir !
Le courage politique permet de définir les priorités même si certains choix sont douloureux. Une fois de plus, nous n’avons pas été entendus !
Quant à la liberté d’agir, les tristes spectacles offerts par une majorité déchirée nous suffisent à comprendre pourquoi leurs politiques sont établies avec le plus petit dénominateur commun.
Pour nous ce budget manque de lisibilité, ne veille pas à l’efficience de l’euro dépensé et ne prépare pas l’avenir des Rhônalpins. Il ne répond pas à l’urgence qui est de préserver les emplois en Rhône-Alpes. Tout euro dépensé par notre Assemblée ne doit avoir comme seul but que de servir l’économie et donner du travailler aux Rhônalpins.
Un budget qualifié de volontaire et responsable par la majorité, et de volontairement irresponsable par notre Groupe !
Administration générale de la Région Rhône-Alpes
Passant d’un budget de communication toujours trop important à une démocratie participative de plus en plus coûteuse, la majorité affiche enfin ses priorités. À l’inverse, notre Groupe a demandé de recentrer ces actions sur les compétences régionales.
Des dépenses, des dépenses, toujours des dépenses ! Beaucoup d’entre elles nous laissent plus que perplexes… Comment cette majorité peut-elle justifier la création d’un espace Rhône-Alpes au sein même du Palais de la Région ? Comment peut-elle justifier un bilan évaluatif des ERA qui ne correspondent pas aux attentes des Rhônalpins affichant un manque flagrant de visibilité et d’identification de la Région, du peu d’impact pour le citoyen, et surtout d’une organisation illisible ?
Enfin, nous avons proposé une réduction de 10% de nos indemnités pour que les élus soient les premiers à donner l’exemple d’une gestion rigoureuse et respectueuse de tous les Rhônalpins.
Ainsi, notre Groupe a proposé une réduction de plus de 6,4 millions d’€ afin de les réinjecter dans d’autres domaines de compétence qui en ont vraiment besoin !

Coopérations interrégionales et internationales
Le soutien régional à l’international doit répondre à l’intérêt économique, au développement et au rayonnement de notre Région. Ceci étant, nous regrettons et dénonçons le fait que la majorité se prenne de plus en plus pour le «Quai d’Orsay» en multipliant les nouvelles coopérations et interventions qui relèvent clairement de l’État et non d’une collectivité territoriale qui se doit de répondre aux besoins de ses administrés. Le Groupe UDC a souhaité réduire cette enveloppe de près de 6 millions d’€ pour les réaffecter au bénéfice des Rhônalpins !

Apprentissage et Enseignement du second degré
L’Apprentissage, vecteur de réussite pour nos jeunes : nous avons proposé une politique ambitieuse pour qu’enfin notre Région accompagne les mesures prises par l’État et offre à tous nos jeunes toutes les conditions d’une réussite optimale. Car aujourd’hui, nous savons que le taux d’insertion des apprentis, à diplôme équivalent, est nettement supérieur à celui des jeunes formés en lycées professionnels.
L’une des ambitions de l’exécutif est de faire de notre Collectivité, le chef de file en matière de développement durable, d’«écoRégion». Mais lorsqu’il s’agit de relier la parole aux actes, les différences apparaissent. Afin de faire baisser la consommation énergétique des lycées, nous avons proposé d’apporter notre soutien aux investissements dans les lycées publics et privés. Un effort indispensable pour l’ensemble des établissements est nécessaire, compte tenu de l’importance des travaux qu’il reste encore à réaliser. La majorité de gauche a refusé !

Culture et Loisirs
Le soutien au spectacle vivant est important pour la vie culturelle des Rhônalpins même s’il ne relève pas d’une compétence régionale. Et nous considérons que la culture ne doit pas être une variable d’ajustement budgétaire et devenir le parent pauvre de nos politiques. Mais, fidèles à notre engagement de diminuer le budget de fonctionnement de la Région, nous avons proposé une réduction légère.
Comme nous l’avions exprimé en séance publique, les objectifs prêtés à l’«éducation populaire» irriguent l’ensemble du bénévolat. Par contre, nous ne voulons pas que la vie associative soit l’otage des décideurs politiques. C’est pourquoi notre Groupe a proposé de clarifier la ligne budgétaire «Éducation populaire et Vie associative» en la dédiant exclusivement au monde associatif afin d’encourager le bénévolat face aux contraintes administratives !

Environnement
Notre Région connaît régulièrement des incidents climatiques plus ou moins sévères. Entre les trombes d’eau, les glissements de terrain qui s’en suivent ou des orages de grêle qui détruisent tout, nos territoires offrent parfois un spectacle de désolation. Pour une réactivité optimum, nous souhaitions que notre Collectivité puisse agir efficacement et rapidement face aux risques climatiques !
Afin d’aider les entreprises à se mettre aux normes environnementales en vigueur, nous avons proposé de limiter, à hauteur d’1 million d’€, la baisse de 14% (entre les budgets 2011 et 2012) voulue par l’exécutif sur cette ligne-là.

Action économique
Nous considérons que le monde agricole et les filières agro-alimentaires sont au cœur des dispositifs économiques rhônalpins. L’agriculture est particulièrement exposée aux aléas de la conjoncture économique et mérite une attention particulière. C’est pourquoi nous avons proposé d’augmenter son budget !
Également, pour permettre de répondre aux défis économiques imposés par le contexte international, il nous paraissait primordial d’abonder la ligne «Recherche et Innovation» principalement en direction des entreprises de haute technologie, nano technologie…
Enfin, les filières touristiques, premier employeur de notre Région (plus de 200 000 emplois) et premier gisement d’emplois potentiels, nécessite une politique ambitieuse : hébergements touristiques, thermalisme, actions touristiques, etc. Notre Groupe a ainsi proposé de créer une vraie politique du tourisme et du thermalisme !

L’ensemble de nos 27 amendements ayant été rejeté par la majorité de gauche, nous avons voté contre le budget 2012 !
Quelques autres sujets abordés en session "ordinaire"
Projets stratégiques agricoles et de développement rural
Les projets stratégiques agricoles et de développement rural démontrent une nouvelle fois l’incapacité de la majorité à fixer de véritables priorités. La profonde transformation de notre agriculture passe par la compétitivité et donc par la maîtrise des coûts de production et, au premier chef, ceux du travail. Nous dénonçons une baisse perpétuelle du budget agriculture. Nous voulons tous une agriculture durable, les règles environnementales devant être un atout et non un handicap pour nos agriculteurs.
La politique agricole voulue par la majorité régionale est sans ambition, sans moyen, et leurs projets agricoles et de développement rural n’ont de stratégiques que le nom !
Tarifs sociaux dans les TER
Puisque l’objectif de ce rapport n’est pas de définir directement les nouvelles tarifications du service TER mais d’envisager les impacts d’une nouvelle grille de tarifications, nous proposons de ne plus amplifier la tarification sociale mais de la simplifier, en limitant les coûts de gestion !
Il convient également d’améliorer la qualité de service et d’une manière générale de cibler l’aide et de ne pas saupoudrer l’argent public !
Contribution de la Région Rhône-Alpes à la LGV Paris - Orléans - Clermont-Ferrand - Lyon (POCL)
Ce projet capital permettant d’éviter la saturation du nœud ferroviaire lyonnais est une opportunité unique pour Roanne et Saint-Étienne. Il réaffirme la vocation à grande vitesse de cette infrastructure avec un tracé passant par Roanne. Les écologistes ont refusé ce projet sans compter l’abstention de certains élus Front de Gauche.
En dénonçant les positions de la majorité, le Groupe UDC a permis de faire approuver ce dossier si important pour notre territoire !
Écrit par jocelyne boch Lien permanent | Commentaires (0)
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